Après le succès de l’EV6 et l’arrivée remarquée du mastodonte EV9, Kia continue sa descente en gamme. Objectif ? Rendre l’électrique accessible à un plus large public. C’est désormais chose faite avec la Kia EV3, un SUV compact qui reprend tous les codes stylistiques de son grand frère, l’EV9, mais dans un gabarit plus urbain. Et surtout, à un prix qui pourrait tout changer.
Un design digne d’un vaisseau spatial
Ce qui frappe immédiatement sur la Kia EV3, c’est sa silhouette. Impossible de ne pas reconnaître la parenté avec l’EV9. On retrouve la même face avant massive, avec le fameux « Digital Tiger Face » : une calandre fermée, des phares verticaux en étoile (Star Map LED) et un capot plat et anguleux. De profil, les lignes sont tendues, presque géométriques. Les bas de caisse noirs et les passages de roues carrés lui donnent un petit air de baroudeur des villes.
L’arrière est tout aussi réussi : un large bandeau lumineux qui relie les deux feux verticaux, avec un hayon très vertical. Tout respire la modernité, voire l’audace. C’est du Kia dans ce qu’il fait de mieux : un design qui claque sans être vulgaire.
Un habitacle spacieux et high-tech

Malgré sa longueur réduite (environ 4,30 mètres, contre 5,01 pour l’EV9), l’intérieur de la Kia EV3 est étonnamment spacieux. La plateforme modulaire E-GMP, déjà utilisée sur l’EV6 et l’EV9, permet d’optimiser l’espace aux jambes à l’arrière. Deux adultes de taille moyenne voyagent confortablement.
Le tableau de bord est dominé par un immense écran incurvé qui fusionne l’instrumentation digitale et l’écran tactile central. Selon les versions, on trouve une dalle de 12,3 pouces (ou deux de 12,3 et 5,3 pour la climatisation). L’interface est fluide, rapide et compatible Apple CarPlay / Android Auto sans fil.
Petite originalité : une tablette escamotable dans la console centrale (comme sur l’EV9), qui permet de poser un ordinateur ou de manger tranquille lors des recharges. Les matériaux sont de bonne facture : du plastique recyclé (tissu de canne à sucre, tapis de poisson recyclé) pour une touche écolo. Les sièges sont confortables, mais le maintien latéral manque un peu pour les amateurs de conduite dynamique. Cliquez ici pour découvrir plus d’informations.
Autonomie et motorisation : de belles promesses
Kia ne déçoit jamais sur le plan technique, et l’EV3 ne fait pas exception. Deux versions sont annoncées au lancement :
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EV3 Standard : batterie LFP (Lithium-Fer-Phosphate) de 58,3 kWh, autonomie d’environ 410 km (WLTP).
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EV3 Long Range : batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) de 81,4 kWh, autonomie d’environ 560 à 600 km selon les finitions.
Le moteur est unique : 150 kW (204 chevaux) sur les deux versions, avec un couple de 283 Nm. Cela permet un 0 à 100 km/h en 7,5 secondes, très honorable pour un SUV compact. La vitesse de pointe est limitée à 170 km/h, ce qui est largement suffisant pour l’autoroute.
Côté recharge, la Kia EV3 supporte le 400V (et non le 800V des grandes EV6 et EV9). Conséquence : la puissance maximale de recharge est de 128 kW sur la grande batterie. Comptez environ 30 minutes pour passer de 10 à 80 % sur un chargeur rapide. C’est un peu moins rapide que ses grandes sœurs, mais très correct pour la catégorie.
La promesse du prix : l’arme fatale
C’est ici que la Kia EV3 risque de faire très mal à la concurrence. Le prix d’entrée de gamme (version « Standard ») est annoncé aux alentours de 32 000 à 34 000 euros hors bonus. Avec le bonus écologique français (4 000 euros sous conditions de revenus), la voiture pourrait tomber sous la barre des 30 000 euros net. C’est inédit pour un véhicule de ce gabarit, avec cette autonomie.
La version « Long Range » (grande batterie) débutera autour de 39 000 euros hors bonus, soit environ 35 000 euros bonus déduit. Ce positionnement tarifaire place la Kia EV3 pile entre la Peugeot e-2008 et la Tesla Model Y, mais avec un meilleur rapport autonomie/prix que les deux.